Les mouvances actuelles du Gospel

Les mouvances actuelles du Gospel

depuis les années 1950, les ambassadeurs du gospel noir sont de véritables vedettes de la chanson et sillonnent l’espace culturel mondial. Les premiers enregistrements datent des années 1930, soutenus et encouragés par les milieux de production de certains artistes blancs adeptes de l’émancipation de la culture noire afro-américaine. A ce jour la musique gospel tient une place importante dans l’univers musical des 5 continents. Il existe désormais de grands conservatoires, des universités et des écoles consacrées au développement des bases conceptuelles et théoriques pour écrire, composer, arranger, produire, connaître et interpréter les oeuvres des plus grands artistes noirs du gospel.

Les vedettes

Pour n’en citer que quelques unes…

Dans les débuts du gospel noir contemporain,
on retrouve des artistes précurseurs de l’épopée moderne :

Plus proche de nous :

  • Marion Williams (l’Icone du gospel moderne)
  • John Littleton (Rencontre à Grenoble avec Franklin AKOA en 1992)
  • Rhoda Scott (La fameuse organiste partenaire des ateliers organisés par le Gospel Institut au Touvet en 2002/2003)
  • Liz McComb (l’Incontournable talent et ambassadrice énergique du gospel en Europe)

Et puis d’autres encore :

Jessy Norman, Dereck Lee, Carole Fredericks, Barbara Hendricks…

En gospel actuel, on peut citer parmi les auteurs compositeurs les plus influents :

La musique gospel est très riche et variée. Elle révèle plusieurs styles autour d’un état d’esprit d’ouverture, de tolérance, de recherche de soi et de l’autre, de partage. Aux USA, on constate en effet que les colorations musicales changent en fonction de l’espace géographique. Il existe un style d’Amérique du nord, de la Côte Est ou Ouest ainsi que du Sud. Les influences majeures se retrouvent dans les grandes agglomérations où se concentrent un nombre impressionnant de « Mass Choirs » style New Yorkais, Sud américain, afro, R&B, urban, etc.

Miami Mass Choir, Harlem Gospel Singers, Chicago mass Choir, Arc Gospel Choir de New York, Radio Angels. Le concept de grand choeur gospel s’est vite exporté vers le Canada proche, Montreal Jubilation Gospel Choir, en Angleterre on retrouve le London Community Gospel Choir, en Afrique du Sud c’est le Soweto Gospel Choir, en France on parle beaucoup de Gospel pour 100 voix ou encore de New Gospel Family, et bien sûr de Grenoble Gospel Singers.

Après toute cette présentation, force est de constater que le cri des « esclaves » a bien été relayé. On ose encore espérer que l’esclavage disparaisse totalement de la surface du globe au moins officiellement. Cela serait un écho favorable à la musique gospel qui reste un discours d’actualité face aux nombreux défis de l’humanité : l’oppression, la peur, l’humiliation, les frustrations, la douleur, l’exploitation de l’homme par l’homme, la maladie, la haine et la guerre qui continuent de sévir de nos jours. Ces chants sont un bon exutoire, une chambre d’écho qui permet de dire haut et fort, à travers une expression vocale sans pareil, le désir et la soif de vivre dans un monde meilleur. Dans ce sens, si la joie de vivre n’est pas toujours au RDV il faut bien la provoquer « Don’t worry, be happy » ; soit heureux mon frère, ma sœur demain est un autre jour, garde l’espoir.

Influence des médias

L’effet « Sister Act »

La musique gospel est ouverte à plusieurs pratiques culturelles (la comédie musicale, ex : Gospel at the colonus). Au théâtre comme au cinéma (Sister Act I et II), on ne compte plus les scènes utilisant ou mêlant des intrigues liées à la musique gospel (documentaires autobiographiques). Ces phénomènes médiatiques ainsi que l’avènement d’Internet ont favorisé une meilleure connaissance de ce style musical.

Le public mondial pieux ou non apprécie et découvre tous les jours l’originalité, la musicalité et l’état d’esprit de cette musique et du message qu’il porte.

La pratique du gospel contemporain : un nouveau loisir ?

Le rayonnement de la musique gospel a provoqué sa sortie de la pratique purement religieuse, car les maisons de disque offrent progressivement à ces artistes d’un nouveau genre les grands moyens du showbiz. Désormais les radios, les sites spécialisés diffusent des musiques gospel. Certaines productions gospels noirs américains ont pris une part importante du marché du disque.

En Europe comme en Afrique ou dans le reste du monde ce phénomène est moins vérifié. Si le public est conquis à chaque fois qu’il découvre ce style à la télé ou en concert, le phénomène « show biz » du gospel à la hauteur de la démesure américaine reste une exception. En France par exemple, cette musique a du mal à se vendre, non seulement à cause de la barrière linguistique mais aussi à cause des quotas culturels imposés (exemple : exclusivité de diffusion des œuvres dites nationales).

 La place du Gospel Institut

L’implantation de notre école est un tremplin atypique de la musique gospel dans le milieu culturel français, car il n’est pas question dans notre politique culturelle d’un soutien quelconque aux pratiques considérées religieuses.

Il a donc fallu se débrouiller sans subventions, avec les moyens de bord. Au début de l’aventure Franklin et ses premiers élèves ont œuvré en sacrifiant le temps et les moyens pour lancer l’Association Gospel Institut.

  • Yvette MORLOT : 1ère présidente – a soutenu l’installation de l’école par la mise à disposition gratuite d’un local qui a pu accueillir les premiers adhérents.
  • Elise MANGEART : s’est occupé de la communication pendant 6 mois en 1998.
  • Bruno GRATIER : un retraité passionné a donné pendant plusieurs années de son temps pour l’accueil et la communication.
  • La chorale Afrogospel Choir, à travers le soutien de certains de ses membres fut un atout majeur de l’implantation avec des acteurs comme : Cathy N’GUYEN, Hélène GARSIA, Miguel SANCHEZ, Stéphanie AKOA MVA, Marie Françoise LACROIX, Josepha BUSATTA et bien d’autres encore.

Evolution du Gospel Institut

Depuis 15 ans, notre école est un espace favorable aux amateurs, professionnels, amoureux du gospel. Au fur et à mesure le Gospel Institut a été amené à adapter ses activités en fonction des tendances actuelles.

Il est nécessaire d’ouvrir et d’accompagner nos pratiques avec  l’évolution de la technologie et des nouveaux concepts culturels au plan local et international.

Tous les jours, en effet, c’est un nouveau public qui s’adresse à notre association. Nous avons donc créé de nouveaux ateliers pour entraîner nos membres aux pratiques vocales et instrumentales spontanées. Seul ou en groupe, il est possible désormais d’aborder la musique avec les méthodes issues de l’expérience du gospel. Les adhérents trouvent dans notre école une source d’inspiration authentique dans un cadre original à l’instar des meilleures institutions américaines en la matière.

Pour répondre à cette nouvelle demande, le GI a aussi investi dans du matériel mobile de pointe, une régie son et lumière dernier cri, un studio d’enregistrement ainsi que l’équipement de salles spécialisées.

Notre expérience a fait ses preuves et attire d’autres acteurs dans le même créneau. Cependant, Il ne suffit pas cependant de décréter la création d’une école gospel pour qu’elle apporte les réponses attendues. Il faudrait pour cela :

  • Trouver des chefs de chœur authentiques (imprégnés de cette culture)
  • Maîtrise parfaite des outils et du langage de cette musique
  • Une structure équipée apte à accueillir les adhérents dans des conditions idéales
  • Un personnel administratif formé, motivé et capable de gérer ces activités
  • Créer au sein de l’école un esprit de convivialité, d’ouverture et de partage
  • Un axe pédagogique fort autour des thèmes à aborder

Malgré le succès apparent du concept GI, le chemin à parcourir reste long. Ce n’est pas tant un problème de niveau des enseignements mais surtout un souci lié aux préjugés.                                                                                                                             Il faudrait que les jeunes élèves intéressés par la musique, puissent manifester leur choix en dépit du monopole des conservatoires classiques. En effet, on y trouve pas forcément toutes les réponses alternatives et les codes pour entrer dans le monde musical actuel. Pour cela, nous accueillons volontiers toutes celles et ceux qui pensent que la musique est un état d’esprit, quelque chose qui se partage et qui bouge pour le bien de tous. C’est dans cette voie que le Gospel Institut s’est engagé pour entretenir et transmettre les vestiges de l’histoire de cette musique mais aussi pour générer les passions futures.

§

Première publication par Gospel-Institut
Edité sur DG le : 31.01.2017

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